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Mon Saint Martial Viveyrols
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HISTOIRE - Les deux Guerres Mondiales
La Première Guerre mondiale se profile comme dans toutes les communes.
Les cloches résonnent pour signaler la mobilisation. Cette période d’histoire
est relatée dans le chapitre rendant hommage aux hommes «
tombés pour la
France
». Il est, cependant, à signaler que M. Faure, adjoint au maire au début
de la Première Guerre mondiale, adresse à la préfecture de la Dordogne
une
missive le 15 août 1914 lui faisant état de la mobilisation de la moitié du
conseil municipal, notamment le maire (P.Martinot). Il demande l’
autorisation de la préfecture pour laisser aux restants la possibilité d’
administrer et délibérer.

Ordre de mobilisation pour :
MM. Martinot, Bertrand, Rigaudie, Souraud, Vincent ;
restant à la gestion de la commune :
MM. de Gandillac, Blois, Monceyron, Granger,
Faure.
Le sous-préfet, suite à la réception de ladite lettre par ses services le 18 août
1914, donne un accord par retour de courrier en date du 22 août 1914 «
dans les
circonstances présentes
». Cet échange est noté dans la délibération du conseil
municipal du 30 août 1914. Les cinq mobilisés reviendront en 1918, et P.
Martinot reprendra son rôle de maire après l’intérim de J.E. Faure.

En 1921, certains hommes recevront un fascicule de mobilisation.  Le 19
février 1922, on note
l’approbation de l’installation de la prochaine bibliothèque communale
agricole, suite à l’aide financière du conseil général.
Le 4 avril 1926, le conseil vote l’emplacement des lampes électriques
publiques du village, notamment aux intersections des chemins vicinaux et
de la départementale 1.
Le 13 novembre 1927, un accord est donné sur le devis de 450 francs pour
réparer l’aqueduc dallé sur le ruisseau de la Sauvanie, suite à la délibération
du conseil municipal du 11 septembre 1927 stipulant l’état «
inquiétant » du
pont notamment pour les «
voitures à chevaux ».

Un ouragan survenu fin 1934 - début 1935 dévasta les arbres du cimetière. Le
conseil décide alors d’abattre l’ensemble des arbres en sa séance du 25 février
1935.

Une lettre du préfet en date du 23 décembre 1935 informe que la commune a,
à sa charge, une somme de 49,68 francs pour deux ans de régime forfaitaire en
faveur des bouilleurs de cru qui sont dispensés de déclaration de fabrication d’
eau-de-vie et affranchis du contrôle du service de la Régie pour chaque
campagne de distillation.

Le 29 décembre 1935, on note l’ouverture d’une cabine téléphonique entre 12
heures et 14 heures assurée par Mme Guillemet, gérante. Elle assura cette
fonction jusqu’au 31 décembre 1978, suite à sa demande de retraite et à l’
installation d’une cabine téléphonique publique sur la place de l’église. Mme
Guillemet tenait un petit magasin où l’on trouvait des timbres, du tabac, des
bonbons et la « fameuse » cabine téléphonique.  Situé dans la rue qui montait
à
l’église, c’était un point de passage important et un plaisir pour les enfants.

Pendant les années d’occupation allemande, les soldats puis les douaniers
allemands s’installent dans le château de Gandillac et sillonnent
régulièrement les environs et le bourg de Saint-Martial.
La préfecture de Charente devient le référent de Saint-Martial Viveyrols en
matière d'approbation des délibérations du conseil municipal.
Le préfet de Charente approuve d’ailleurs le 11 avril 1941 la création d’un
marché de volaille,
d’œufs, et de produits de jardinage pendant la durée d’occupation allemande.
En effet, l’autre marché se trouve à Verteillac, en zone libre. Le marché a lieu
le premier jeudi de chaque mois. Le premier se tient le 3 juillet 1941.

En effet, le découpage du territoire français est institué par la convention d’
Armistice franco-allemande signée le 22 juin 1940 à Rethondes. La France est
alors coupée en deux grandes zones tracées arbitrairement morcelant
départements, communes, champs et bois. La plus grande partie au nord est
occupée par les Allemands. La côte Atlantique et les principales zones
industrielles sont également aux mains des occupants. Ils contrôlent alors par
une série de mesures tendant à limiter tant la circulation des personnes que
des marchandises, assurant leur mainmise sur la France et son économie.
La ligne de démarcation est située entre les deux ponts enjambant la
Sauvanie. Son franchissement est soumis à autorisation et il nécessite un
ausweiss (laissez-passer) délivré par les Kommandanturen (bureaux de l’
autorité allemande chargés de l’administration militaire ou civile d’une zone
déterminée du territoire). Les personnes résidant à proximité de ligne (moins
de 10 km de part et d’autre), peuvent demander des Ausweiss Für den
kleinen grenez verkehr# (laissez-passer pour la petite circulation frontalière).
La délivrance de ces laissez-passer dépend des Feldkommandanturen et des
Kreiskommandanturen locales.
À partir du printemps 1941, les soldats de la Wehrmacht cèdent la place aux
douaniers ce qui accentue les contrôles et patrouilles. En février 1943, la ligne
de démarcation est supprimée puisque les Allemands occupent la totalité du
territoire français depuis novembre 1942. Elle sera officiellement supprimée
en juillet 1944. Le 3 décembre 1943, le préfet de Charente approuve la
délibération du conseil municipal relative à l’éclairage électrique de l’église
sur la demande de l’abbé Bourdeau.

Certains hommes du village participeront, après avoir lutté aussi
discrètement que possible pendant l’occupation, à la Libération, notamment
avec le groupe « Mimi » de Mareuil-sur-Belle. Groupe formé par Dominique
Vives, « Mimi » lutta brièvement dans le maquis du canton de Mareuil. Il fut
regroupé au sein de la brigade Rac (armée secrète n°5) et prend part aux
combats de la Libération notamment de Périgueux, Angoulême, Cognac,
Saintes et de la poche de Royan. Lors des combats de la poche de Royan, les
éléments « Mimi » eurent des problèmes avec Rac, notamment dus au refus
de Dominique Vives de renvoyer ses hommes à l’assaut des Allemands, afin
de protéger ses troupes. Rac décida la dissolution du groupe « Mimi ». Celui-ci
fut officiellement reconnu en 1944.

Nous connaissons quelques détails sur le groupe Mimi, qui était constitué
autour de Dominique Vives (Mareuil), Daniel (boucher), Delrieux
(instituteur), Fred (coiffeur), Bersas (sous le nom de Rebecca II, il devait
prendre la suite de Raymond Boucharel). On dénombrait 15 hommes en 1943
et 150 hommes en 1944.
Le 19 juillet 1944, le groupe Roland Canca tend une embuscade à Mareuil. Il  prend à l’
ennemi un side car, et tue un officier et blesse trois hommes dont deux seront retrouvés
morts,
Le 15 août, un car Saurer est pris aux allemands lors d’un combat à Coursac,
Le 23 août, le groupe Mimi tient des barrages à la Rochebeaucourt, Verteillac et la Tour
Blanche,
Le 24 août, une partie du groupe Mimi se rend au moulin des Chataigniers et ramène trois
déserteurs russes,
Le 31 août, le capitaine Plassard commande le groupe Mimi. Une patrouille à Ma
Campagne attaque une voiture, tue un occupant, en blesse un autre puis attaque cinq
allemands (deux tués, deux blessés, un prisonnier). Le groupe marche alors à travers la
campagne vers Angoulême. A 18 heures 30, le groupe essuie le feu des Remparts à
plusieurs reprises. Un camion et une camionnette chargée sont pris à l’ennemi,
Le 6 septembre, le groupe Mimi rejoint la compagnie Plassard à Périgueux (14ème
compagnie),
Le 11 septembre, à 11 heures, le groupe Mimi et la compagnie Plassard se livrent à un
combat acharné sur Saujon. Ils se trouvent alors au Vivier et à Saint-Romain,
Le 19 septembre, le groupe Mimi relève à Vouillac le groupe Kremer.

On note que Parisien Gabriel, 1ère classe, est blessé mortellement d’une balle
dans la tête devant Brie le 14 avril à 8 heures 30 en voulant secourir son sous-
officier qui venait d’être blessé. Il est enterré à Vieux-Mareuil.
mon petit coin de paradis au coeur du Périgord Vert par Lisa Giraud Taylor