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Mon Saint Martial Viveyrols
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L'église forteresse

Lorsque l’on arrive sur la place de l’église, on peut noter, tout d’abord, que celle-ci se dresse au-dessus du village avec
une certaine ampleur.  

On observe des contreforts renforçant tous les angles, montant jusqu’à la sablière et hauteur des murs. Une petite
porte se trouve sur cette façade nord, creusée directement dans un des murs. Elle était initialement la porte d’
entrée « officielle » qui correspond directement à celle ouvrant sur l’escalier en vis à l’intérieur de l’église.
On longe ce massif édifice pour arriver à la porte et apercevoir le clocher barlong sur la façade ouest. Deux baies sont
aveuglées juste en dessous du clocher, à droite. On peut distinguer le vitrail. La porte est en bois avec des clous qui
semblent dater de plusieurs siècles. Elle a été « restaurée » par des ajouts de bois sur l’arrière de ses deux portes. La
serrure est d’un ouvrage simple mais élégant. Elle est située assez haut.

En faisant le tour par la partie sud, en passant sous les tilleuls et en longeant la sacristie, on peut noter que celle-ci
est un peu détériorée par la pluie, le mauvais temps et le temps tout court, mais que sa solidité, due à ses murs
épais, est d’actualité.

Les côtés de la nef sont également fortifiés de contreforts, plus plats et moins élevés, entre lesquels des baies
extrêmement étroites et cintrées s’ouvrent telles des meurtrières, presque sans ébrasement.
Sur la partie nord, on observe la différence de couleur des pierres. En effet, l’église ayant subi plusieurs incendies, et
réparations, l’arrière a été quasiment reconstruit avec des pierres récupérées autour du village, dans différents
lieux-dits, notamment au sein d’une ancienne maison de maître qui a désormais disparu à la sortie sud du village.
Une baie a été bouchée grossièrement, et une autre ouverte plus haut pour accueillir un vitrail.

Nous voilà, à nouveau, après avoir longé la façade nord,  devant l’
entrée de l’église. Une marche (dalle d’origine à
signaler !), et on peut observer la base du clocher formant une sorte de narthex curieusement voûté en arête très
surhaussée. Une autre arête se dessine au-dessus datant d’une restauration plus moderne.

On voit deux travées et un chœur à chevet droit. Les travées sont éclairées par les étroites baies dont l’embrasure
laisse apercevoir la grande épaisseur des murs. Lesdites travées sont déterminées par des colonnes demi-
cylindriques cantonnées sur un double pilastre ou pilier qui contre-butte, de concert avec le contrefort extérieur, la
muraille qui a parfaitement conservé son aplomb.

La base de départ du pendentif se fait sur l’angle saillant du pilastre où s’engage la colonne et forme la section
extérieure de l’arc-doubleau des grands arcs et des formerets. Ces arcs sont brisés, surhaussés, ayant perdu toute
apparence cintrée et la coupole se porte franchement en avant, dressée sur sa corniche parfaitement cylindrique.
Les chapiteaux ne nous offrent aucun ornement.


Description des baies des côtés :
les deux premières sont très étroites et de bonne longueur. Les deux suivantes sont un peu plus larges. Les deux
dernières sont différentes, l’une, à gauche, est de taille moyenne mais basse et l’autre (au-dessus de l’entrée de la
sacristie) est petite et étroite avec un vitrail en bon état. Cette dernière a, semble-t-il, été raccourcie pour
permettre l’ouverture de la porte. Le portrait du saint est peut-être une représentation de saint Martial, évêque de
Limoges. La septième baie s’ouvre sur la façade est. Elle est longue et étroite et recouverte d’un vitrail (cf.
description des vitraux). Elle date d’une période plus récente, puisque l’originale est bouchée et occultée par le
tabernacle.

Description des statues :
À l’entrée sur la gauche, placée dans une alcôve, se trouve une statue, en très bon état de Notre Dame de Lourdes.
Coincée entre
Notre Dame de Lourdes et la chaire, une statue de saint Antoine de Padoue, en parfait état également
attire le regard. La beauté et la finesse des traits de saint Antoine sont à signaler. Son regard semble vous suivre
tout au long de votre visite. Deux anges forment le socle.
En face de la chaire, se trouve une statue dorée de la Vierge, les bras ouverts. Une des baies s’ouvre au-dessus de sa
tête formant, lorsque la lumière pénètre le matin, un halo lumineux magique.
Deux anges forment également le
socle.
Derrière l’autel, au-dessus du tabernacle, se trouvent trois statues. La statue centrale représente Joseph et Jésus.
Elle est en bon état. Elle se situe sous le vitrail de la façade est.
En étant un peu curieux, vous pourrez apercevoir un joli tableau d’une
dame brune, sous le tabernacle, contre le
mur, en guise de pied droit. Le tendant se situe de l’autre côté. Le tableau a ainsi été coupé en deux.
Devant le tabernacle, on peut observer trois cadres dorés avec un texte en latin nommé «
Initium Sancti Evangelii »,
très abîmé.

À gauche, se trouvent une statue de Joseph seul et à droite une de Jésus. Sur le côté, une statue en bois de Jésus sur
la croix garde l’entrée de la sacristie.
La chaire est en bois et en bon état. Un ornement est ciselé sur l’intérieur du panneau haut.
De l’autre côté, un confessionnal en bois ciselé également.
Deux dessins sont punaisés à l’intérieur noté « caissé st
gaudens ».
Un
chemin de croix s’affiche sur les trois murs (nord, ouest, sud) de l’église. Il est de facture moderne. Il manque le
tableau n°VI.
Les chaises sont récentes puisque achetées dans les années 1990. Les anciennes chaises, prie-dieu et autres bancs ont
été vendus en vue de l’achat des nouvelles.

Description des vitraux :
Juste au-dessus de la porte d’entrée, un vitrail représente un saint. Peut-être saint Martial, évêque de Limoges. Il a
été restauré récemment et béni lors de la cérémonie du 16 novembre 2002 par le père Lozano.
Un vitrail plus grand se trouve au-dessus du tabernacle et des statues derrière l’autel. Il a été endommagé et
nécessiterait une restauration.
Dans chaque baie, il est à noter que ces petits vitraux, en forme de rosaces, ont été insérés. Certains sont encore en
état, d’autres sont usés et cassés. Un
(au-dessus de l'entrée principale) a été restauré par les Ateliers Douard de Ribérac,
Maitres Verriers et un autre suivra bientôt.

Salle d’armes :
Juste en face de l’entrée de l’escalier accédant à la salle d’armes, se trouve une ouverture sur la façade nord avec une
porte en bois, fort vieille. Cette porte était la porte d’accès unique à la construction de l’église. De forme romane,
très basse et assez étroite, elle conduit directement au passage pour l’escalier.
La porte donnant accès à l’escalier en vis est très récente et cadenassée afin d’assurer la sécurité du public. L’escalier
est très étroit et assez usé par le temps. La montée est rude et se fait doucement en se tenant au boyau. Les trois
minuscules meurtrières à égale distance ne sont pas suffisantes pour éclairer l’escalier. Autant la montée est
difficile, autant la descente est plus qu’impressionnante, puisque cela descend abruptement.
Dès que l’on pénètre dans cette salle d’armes, on est saisi par la bonne conservation et, surtout par la vue. Les
assiégés pouvaient voir loin aux alentours et pouvaient se sentir en sécurité (relative à cette époque) compte tenu
de l’épaisseur des murs. On note des traces d’incendies (notamment sur la structure du clocher et sur les piliers
centraux), qui n’ont pas dû manquer lors des différentes guerres et autres batailles de cette contrée.
Une partie est plus basse et se situe au-dessus du chœur. Celle-ci devait servir au refuge des enfants, des vieillards
et des femmes à l’approche des assiégeants. Il faut signaler que l’intérieur de l’église devait servir à accueillir les
bêtes, des armes trop lourdes et le ravitaillement, ainsi que les hommes prêts à défendre l’accès à la salle d’armes.

L’histoire des dalles de l’église :
En pénétrant dans l’église, on peut tout de suite remarquer que le sol n’est pas conforme à l’âge de l’église. Il est
uniforme, gris et dur. Il a été renouvelé par décision du conseil municipal du 7 février 1877, suivant les
délibérations sur les demandes du curé de la paroisse sur l’état du pavage de la nef et du sanctuaire en date du 8 mai
1867 et 9 février 1868. Les dalles de l’époque de la création ont été enlevées et vendues par lot de 11 dalles, suite à l’
accord du préfet en date du 9 juillet 1877. Il y avait 24 lots à 4 francs l’un. La vente a eu lieu sur la place de l’église.

L’histoire des coupoles :
Deuxième singularité : le revêtement des coupoles.
Ce dernier a été fait par décision du conseil municipal en date du 7 juin 1868. La réfection de l’intérieur et des murs
a recouvert, vraisemblablement, les pierres que l’on peut apercevoir dans la partie inférieure. Il a été dessiné des
dalles pour harmoniser avec les pierres. Petit à petit, le plâtre s’écaille et laisse réapparaître la pierre.
Au centre de la deuxième coupole, on note une étoile à cinq branches, et au centre de la troisième, une croix.
mon petit coin de paradis au coeur du Périgord Vert par Lisa Giraud Taylor