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Mon Saint Martial Viveyrols
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HISTOIRE - La Révolution Française

Famille de l’Angoumois, dont le blason se définit comme : « d’azur à un lion rampant et contourné d’argent, armé et
lampassé de gueules surmonté d’un croissant de même en chef », et dont les armes sont : « d’azur au lion d’or,
lampassé et armée de gueules, la queue surmontée d’un croissant d’argent ».
Cette famille est définie également comme étant le « seigneur de la Grange du Pas Vieux (Gurat - Charente). » Cette
famille compte comme particularité d’avoir eu la survivance de la charge de sénéchal d’Angoumois de 1554 à 1789.
Elle s’est éteinte au XIXe siècle.
On peut dénombrer six branches différentes pour cette famille : la branche cadette issue de celle de Monbadon, la
branche de la Grange (Gurat), la branche de Monbadon, la branche de Beauregard et de Grésignac, la branche
Rameau des Bories, et celle qui nous intéresse la branche de Cherval.

En effet, c’est la branche de Cherval qui se prévalait « seigneur de Saint-Martial », dont voici quelques-uns des
hommes et femmes liés à Saint-Martial Viveyrols :
- Hélie de Lagéard, seigneur du Bourdet, Cherval, Saint-Martial, Grésignac, Jouvelles et La Chapelle en Périgord, né
en 1458,
- Laurent de Lagéard, seigneur du Bourdet, Cherval, Saint-Martial, Gresignac, La Chapelle et Jauvelle,
- Geoffroy de Lagéard, écuyer et seigneur de Cherval, Balazat, Saint-Martial et de Jauvelle né vers 1541,
- Philippe de Lagéard, chevalier, seigneur du Bourbet, Cherval, Saint-Martial de Viveyroux, Grésignac, La Chapelle
et Beauregard. Conseiller du roi et sénéchal d’Angoumois par lettres d’Henri IV de mai 1600,
- François de Lagéard, chevalier, seigneur de Cherval, Saint-Martial de Viveyroux, du Bourdet et de Bellejoye (dans
la ville d’Angoulême), seigneur d’une partie de Grésignac, conseiller du roi et grand sénéchal de l’Angoumois,
- Jean dit Jean-Hélie 1er de Lagéard, chevalier, seigneur et comte de Cherval, seigneur du Bourdet et Saint-Martial
de Viveyroux, conseiller du roi « en tous ses conseils » et grand sénéchal d’Angoumois,né le 15 avril 1650,
- Pierre de Lagéard, chevalier, seigneur de Cherval et Saint-Martial, né le 8 décembre 1685,
- Jean-Elie de Lagéard, chevalier, dit le comte de Cherval, seigneur de Cherval et Saint-Martial.  Grand sénéchal d’
Angoumois, baptisé à Saint-Martin de Cherval le 15 septembre 1715,
-Pierre de Lagéard, chevalier, dit marquis de Cherval, seigneur de Saint-Martial, de Grésignac et du Bourbet.
Conseiller du roi et du comte d’Artois, grand sénéchal d’Angoumois, né le 11 juillet 1752 à Angoulême.

La famille de Lageard revient dans l’histoire de Saint-Martial Viveyrols quelques années plus tard, par l’
intermédiaire d’un legs.
En effet, par délibération du conseil municipal de Saint-Martial de Viveyrols en date du 9 juin 1861, la commune
accepte un legs fait aux pauvres par «
Madame la comtesse de Faubourney de Monferrand, née Adélaïde de Lagéard de
Cherval (épouse le 23 mars 1846 Romain-Georges-Alfred comte de Montferrand, marquis de Montréal, fils unique de
Henri et Marie-Renée-Pauline de Souillac), décédée le 22 avril 1860 ». Elle avait légué par testament du 7 janvier 1860
une somme de 1 000 francs pour les pauvres de la commune de Saint-Martial. Ledit legs a été autorisé par le sous
préfet en date du 1er juin 1861.
Nombre de familles nobles anciennes peuvent être associées à Saint-Martial Viveyrols,
parmi lesquelles les plus importantes furent :
- de Lageard
- de Jaubert, Alexandre, Massacré (de Fonpitou)
- de Jussac (d’Ambleville)
- Patronnier de Gandillac
- de Badillac
- de Brianson

Ces familles, notamment les de Lageard, Massacré de Fonpitou, Patronnier de Gandillac,
de Badillac et Jussac d’Ambleville eurent une incidence majeure sur le village en
possédant des terres et en se définissant comme seigneur de Saint-Martial.

Il est à noter que nombreux furent les notaires nommés Lespinasse, originaires de et
travaillant à Saint-Martial, qui signèrent les différents contrats de mariage à travers les
décennies.

Dans un hommage en date du 16 septembre 1440, il est noté « Ademarus de Fontpithou ». La famille Jaubert est
notée à partir du 16e siècle au repaire de Fonpitou. Cette famille possédait Allemans, Saint-Séverin et Bourzac. Elle
fut associée à d’autres familles comme Du Lau, de Cumond, de Nanthiat, Dupuy de la Forest et de Salignac-Fénelon.

Fonpitou a été racheté en 1617 aux descendants des Jaubert par Hélie Alexandre, maire de Périgueux (1635). Les
Alexandre prendront pour titre sieur, puis seigneur de Fonpitou. Leur blason est « d’azur à trois coquilles d’or ».  On
note un Pierre Alexandre, sieur de Fonpitou, conseiller au présidial de Périgueux qui épouse Galienne Romanet. Ils
ont une fille Catherine, qui est baptisée le 6 janvier 1630 par Hélie Alexandre, sieur de Fonpitou. Elle fut nommée
en 1667 supérieure du couvent de la Visitation. Le 8 mars 1657, il est évoqué un « M. de Fontpitou », vicaire général
de la compagnie du Saint-sacrement à Périgueux. On retrouve alors le nom de Massacré dans l’Histoire de Fonpitou.
Leur blason est « d’argent à trois écureuils de sable ».
DE LAGEARD
JAUBERT, ALEXANDRE, MASSACRE

La maison Jussac d’Ambleville possédait au 14e siècle la seigneurie de Bouteilles et Saint-Martial de Viveyrols.

La maison de Jussac d’Ambleville s’est distinguée par ses services et ses alliances. Elle est établie en Angoumois et en
Périgord depuis plus de 600 ans. Les Jussac ont comme blason « fascé enté d’argent et de gueules au lambel d’azur
mouvant du chef ». Cette famille a eu des possessions en Périgord, Angoumois, Touraine, Berry et Saintonge. Elle
prétendait descendre d’Ambleville, héraut d’armes de Jeanne d’Arc, qui lors du siège d’Orléans en 1429 fut chargé
avec le héraut Guyenne de se rendre à Saint Laurent (quartier général de Talbot et Suffolk) pour demander aux
Anglais de quitter la place.

La famille de Jussac d’Ambleville possédait une seigneurie : Bouteilles et St Martial de Viveyrol, en Périgord. Ce n’
est pas sur deux, mais sur plusieurs paroisses que s’étendaient les droits seigneuriaux de cette famille. Dans une
donation à sa sœur, Odette, femme de Gaston de la Roumagère, seigneur de la Filolie et de Roncessy, datée du 10
avril 1599, François de Jussac, chevalier, gouverneur de Cognac et « La Champaigne », capitaine de 50 hommes d’
armes des Ordonnances du Roi, se qualifie de Seigneur de Saint Martial de Viveyrols, de Luzignac, de Bouteilles. » Il
a été trouvé par ailleurs que Argentine et Fongrenon ont appartenu également à cette famille. La postérité
masculine des Jussac s’éteint vers 1660.
JUSSAC

Il semble que l’on ne puisse dissocier un lieu et une ou des familles pour évoquer Gandillac. En effet, on trouve
quelques textes évoquant le lieu de Gandillac en lieu et place d’une famille. La première mention d’un hommage à
Gandillac est rendue le 20 novembre 1480 en présence de Jean de la Rochebeaucourt, Jacques d’Archiac, Pierre de
Fédy, Jacques de Sainct Gelais, et René de Jussac, Seigneur d‘Argentine.  Cet hommage parle de «
l’oustel et repayre
de Gandilhac, scitué en la paroisse de Sainct-Marsaut de Viveyroulx
». Un autre hommage est rendu au comte de
Ribérac le 27 janvier 1680, par Hélie du Burguet (de la famille Duburguet Nadailhac), sieur de Gandilhac et du
Fraysse, petite maison noble dans la paroisse de Bourg-du-Bost.  La famille du Burguet, notamment François, sieur
de Gandillac, reçut après une très longue procédure un parchemin en date du 10 juillet 1789 du notaire royal de
Ribérac attestant que sa famille possédait « la qualité d’écuyer » au moins dès 1366.  Il expliqua alors que les
maisons de sa famille avaient été brûlées par les rebelles pendant les guerres civiles sous le règne de Louis XIII.
Le nom Gandillac s’associe à Patronnier depuis le mariage, le 31 décembre 1694, de Claude de Patronnier, sieur du
Clapier et de Parais (moulin situé à Villetoureix)  avec Marguerite de Lambert, fille de Pierre, sieur de Gandillac
(sans héritier mâle).
Leurs armes sont « d’azur à la croix d’argent malaisée accompagné de trois fleurs de lis de même, deux en chef, et
une en pointe ».

Par la suite la famille Patronnier de Gandillac restera établie jusqu’à la première moitié du 20e siècle dans le
château familial. Elle donnera trois maires à la commune, donc Adrien Patronnier de Gandillac qui sera à plusieurs
reprises conseiller avant d’accéder au fauteuil de maire. De nombreuses coupes furent faites sur les terres de
Gandillac pour donner à Saint-Martial plusieurs chemins vicinaux, malgré plusieurs réclamations faites par le
même Adrien, sans succès. La branche Patronnier de Gandillac de Saint-Martial est désormais éteinte, mais reste le
tombeau au centre du cimetière pour se rappeler à l’histoire du village. Il est à rappeler que Maurice de Gandillac,
lors de son séjour à Berlin en 1935, enverra des reportages à l’hebdomadaire SEPT signés « Martial Viveyrol »
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PATRONNIER DE GANDILLAC
Il est vraisemblable que cette famille, très ancienne, et qui a des liens étroits avec les Patronnier de Gandillac, fut
une des familles majeures de Saint-Martial. Malgré le peu de documents trouvés, il semblerait que le « château » de
Saint-Martial, au milieu du bourg, fut une de leurs possessions, ainsi que le château de Briançon.
L’orthographe du nom est très différente dans les registres d’état civil municipaux : Badillac, Badilhac, Badaillac,
Badailhac.
Mais c’est bel et bien la même famille, déjà associée en 1604 à la commune. On les définit aussi « Badailhac et
Badilhac de Briançon, des Pouyades, de Saint-Martial de Viveyrols, du Pont ». Leur blason est :  « trois fasces
ondulées avec deux merlettes en chef et un en pointe ». Les de Badillac furent aussi associés à la commune voisine
Verteillac, en raison de leur domiciliation à Briançon. Cependant, compte tenu de la « frontière » infime entre
Saint-Martial et Verteillac, à proximité de Briançon (le lit de la Sauvanie), il est normal de répertorier cette
famille (et le domaine de Briançon) sur la commune de Saint-Martial.
Ces « petits seigneurs » (en comparaison avec les de Lageard) eurent de nombreuses alliances, comme un sieur
Bourdieu de la Bassetie qui épouse le 13 mai 1694 la fille de François de Briançon de Badilhac, écuyer.
Leur alliance avec les Patronnier de Gandillac a été très fructueuse. On peut noter notamment le mariage le 1er
pluviôse an 12 (22 janvier 1804) entre Pierre Badilhac-Briançon, ancien lieutenant de cavalerie, et dame Henriette
Patronnier-Gandillac.
DE BADILLAC
La famille de Brianson appartient à l’ancienne noblesse du Périgord. Son blason est « de gueule à trois fasces ondées
d’or ».

Un des premiers textes remonte au milieu du XVe siècle, un certain Arnaud Foucaud est nommé seigneur de «
Briansson » vivant en 1400.  On dit qu’il serait mort sur le champ de bataille de Castillon le 17 juillet 1453.

À travers les siècles, plusieurs membres de la famille de Briansson, comme François (vers 1560-1605), étaient
nommés : seigneur de Briansson et de la Richardie (1590).
À partir de 1587, le domaine de Briansson n’appartient plus à la famille du même nom.
Dans les registres de Saint-Martial, on trouve un Louis de Briansson, fils de Louis, seigneur de la Salludie et de
Briansson (1585-1655), dont le baptême est daté le 12 novembre 1623 à Saint-Martial Viveyrols.
Un de ses membres s’est illustré dans l’armée de Flandres à la bataille de Steinkerque en 1692 : Jean de Brianson,
fils de François, sieur de Valmoune (Valmone) et de Marguerite Bureau. Il était capitaine au régiment de
Champagne.
BRIANSON
mon petit coin de paradis au coeur du Périgord Vert par Lisa Giraud Taylor