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Mon Saint Martial Viveyrols
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HISTOIRE - Antiquité
Le sol de Saint-Martial Viveyrols date de l’époque crétacée, période de la fin du secondaire, s’
étendant de moins 140 à moins 65 millions d’années, caractérisée par des dépôts considérables
de craie.

Il a été mis au jour tout au long des siècles des ossements fossiles et des pierres taillées.  

ll est à noter le caractère géologique et paléontologique du bloc de grès ferrugineux, ainsi que
le lot de fossiles, probable rudiste, le fragment de roche métamorphique et le bloc de silex
brut.
Ce dernier est un objet préhistorique biface. Le façonnage semble concerner la totalité de la
pièce et l’apparente bonne symétrie bifaciale peut dater de la fin paléolithique ancien
(acheuléen supérieur) ou du paléolithique moyen (moustérien de tradition acheuléenne).
Le matériau utilisé semble correspondre à des silex issus des altérités développées aux dépens
des calcaires secondaires que l’on connaît entre la vallée de la Dronne et le sud Charentais.

C’est dans le cadre d’une campagne de prospection et de surveillance de travaux sur les
territoires de 17 communes du Ribéracois, relative à l’aménagement de deux réseaux d’
irrigation au sud et nord de la Dronne, que des vestiges gallo-romains ont été découverts en
trois endroits différents sur la commune de Saint-Martial Viveyrols, notamment aux lieux-dits
« Doulet » et « la Rivière ».  
« En 1994, la présence d’un site gallo-romain a été confirmée par la découverte au sol d’
éléments de dallage, de mortier de chaux, de céramique commune grise. À la Rivière, on a
signalé un gué ancien formé de moellons calcaires tassés sur un niveau de tourbe. Datation
indéterminée : Rapport 1994, archives Serv. régional d’architecture  Aquitaine. »

Deux fiches d’inventaires ont été dressées pour attester de ces  découvertes (
Fiche d’inventaire
du Service régional de l’archéologie d’Aquitaine : Wandel Migeon daté du 14 mai 1994
) :

1)
Commune : Saint-Martial Viveyrols.  
Nom : au Doulet.
Lieu-dit IGN : au Doulet.
Cadastre : 1949 - ZD - 84a-84b - au Doulet.
Description : indice de site gallo-romain ; prospection au sol, suivie de travaux de creusement.
Topographie, hydrologie, géologie : bords de zone humide, petit affluent de la  Sauvanie ;
formations superficielles, argiles et débris de calcaires.
Contexte archéologique : occupation néolithique# aux abords de la Sauvanie.
Utilisation du sol, risques pesant sur la conservation du site : agriculture, labours profonds
fréquents.

Observations : «
Situé en bordure de zone humide, il semble que nous ayons affaire à un petit habitat
isolé gallo-romain ; le ramassage de surface livre des tessons de céramique commune grise, des
éléments de mortier de chaux, de la tégulae ainsi qu’un élément de dallage. Pas de monnaie. Quelques
tessons de céramique commune pourraient permettre d’avancer l’hypothèse d’une petite occupation du
haut empire. L’observation de travaux de creusement dans cette zone a seulement révélé l’existence d’
un petit niveau de grave liée à quelques nodules calcaires, à environ 1,40m de profondeur. Aucune
présence de matériel archéologique en place
. »


2)
Commune : Saint-Martial Viveyrols.
Nom : la Rivière.
Lieu-dit IGN : la Rivière.
Cadastre : 1949  ZB 20a.b/21a.b/22a.b ; lieu dit : Près sauvages.
Description : gué, aménagement de bord de rivière. Surveillance de travaux de creusement.
Vestiges immobiliers : aménagement de moellons calcaires en milieu humide.
Attribution culturelle : indéterminée.
Superficie observée : 10 m.
Topographie, hydrologie, géologie : bords de ruisseau  la Sauvanie ; plaine cultivée, substrat ;
formations argilo-tourbeuses.
Contexte archéologique : la photographie aérienne a fait apparaître dans ce secteur le plan d’
enclos ou construction rectangulaire en bordure de Sauvanie ; ce qui reste d’un mégalithe est
encore observable dans le centre d’une parcelle proche. Non loin du moulin de Chatillon, sur
la colline de Puymonsac une occupation néolithique importante est attestée.
Utilisation du sol, risques pesant sur la conservation du site : agriculture, labours fréquents,
remembrement à venir.

Observations : «
un épais niveau de blocs calcaires de 0,30 à 0,40 m d’épaisseur est disposé à plat sur
un niveau de tourbe dense et très humide ; cet aménagement situé à environ 0,30 m de la surface du sol
pourrait correspondre à un ancien passage à gué, son pendant est partiellement présent sur l’autre rive
du ruisseau. L’étendue de cet aménagement est cependant de faible dimension, une dizaine de mètres
de long pour une largeur indéterminée. Malheureusement, aucun indice matériel n’a été récolté
. »
mon petit coin de paradis au coeur du Périgord Vert par Lisa Giraud Taylor